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Gilles Ouaki

30 mars 2010

Chef de file du groupe d’artistes intervenants lors du Grand Pari de l’art contemporain.

En 1958 alors qu’il vient d’avoir 12 ans, Gilles Ouaki gagne le 1er Prix Kodak en ayant sublimé une vitrine de noël. Première vision d’une vocation.

Tel Orson Welles, l’artiste débute alors sa carrière à travers le journalisme, sa planche de salut pour lui l’enfant de banlieue qui aurait pu tourner à l’envers. Loin de toute compromission à la recherche de toute transgression, il trouve sa voix, d’autant que pour lui, un cliché de presse ne permet pas la tricherie.

Pendant 20 ans , Ouaki devient les yeux des autres. Grand reporter pour le quotidien Le Parisien, puis le magazine Paris-match, il suit l’actualité du faits divers poignant au glamour de Cannes où tel un metteur en scène loin des stéréotypes habituels, il privilégie le cadrage, un champs fermé  dans lequel il fait entrer toutes les émotions.

La mort d’un gangster ou le sourire d’une star deviennent sublimes. On pense alors à « la chaise électrique » d’Andy Warhol ou aux « meurtres » de jacques Monory, sans le « filtre-peinture »…juste un rapport direct avec l’angoisse. Ouaki obtient en 1982 le Grand Prix de la Ville de Paris, Grand Prix Paris-Match.

Dans les années 90, il est nommé à TF1, puis fonde une agence de presse et s’occupe de stars tels qu’Alain Prost, Yannick Noah, Florent Pagny…etc.

Avec son premier salaire, Gilles Ouaki avait acheté une œuvre d’art d’un inconnu, préfiguration d’une passion dévorante et d’une fascination pour l’art contemporain allant du Pop Art à la Figuration narrative dont la constance négation, loin de toute affirmation d’idée de beauté, lui permet de comprendre notre civilisation: « Les artistes sont des phares qui éclairent le monde » et notre monde, il en a bien besoin!

A l’occasion du passage du nouveau millénaire, le performer Ouaki expose à la Fiac avec le patron de la Figuration Libre, Robert Combas, pour un travail à l’emporte-pièce baptisé « Le Mur », hallucination contrôlée de graffitis pailletés et de photos démontrant comment l’homme moderne peut être autant emmuré dans la prison société.

Un espace de langage qui leur est propre. Ne dit-on pas que les artistes même lorsqu’ils mentent détiennent une part de vérité?

En 2012, Jean Luc Monterrosso l’a programmé au Musée Européen de la Photo à Paris.

www.gillesouaki.com

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